Aux premières lueurs de sa vie un bébé découvre le monde du haut de ses 50 centimètres. Les mois passent et sa vue commence à se perfectionner pour différencier nettement les formes et les couleurs.

Tout devient une source d’émerveillement. Un tout petit peut rester des minutes entières à s’extasier devant un élément aussi courant qu’anodin pour les adultes. Un papillon, une fleur, une feuille tourbillonnante deviennent alors le spectacle le plus phénoménal.

Mais à la nuit tombée quand les sens sont en éveil, une ombre, un bruit se transforment alors en un générateur de peurs et d’effrois. Les majeurs qui les entourent sont loin de voir le monde avec les yeux des enfants. Ils empilent les doudous, les peluches, les jouets sans penser une seule seconde à la porte qu’ils ouvrent sur un monde terrifiant et angoissant.

Avec les yeux d’un enfant, les ombres deviennent agressives voire maléfiques. Ces ombres peuvent se réveiller à chaque instant de la nuit pour nous conduire dans une torpeur terrible.

Toutes les peurs enfantines sont réelles ou tout du moins le sont à un moment donné de notre vie. C’est une des grandes émotions de base que l’être humain rencontre dans sa vie. Chacun de ces moments de panique quand nous étions enfant demeurent. Ils restent parfois de façon amusante, partagés en famille mais certains subsistent en nous. Ils se maintiennent dans notre esprit de façon insidieuse, ancrées au plus profond de nous dans notre rapport au monde. Peu importe l’age que nous avons, les peurs résiduels sont là à nous attendre pour resurgir !