Série exposée à la Galerie Photo Verdeau

Il y a une certaine magie à photographier la gente féminine. Sans rentrer dans le sempiternel cliché de la femme qui reste un mystère pour l’homme, la capturer avec son objectif apporte une émotion intense. Une communion s’opère entre le photographe et son modèle.
Ce plongeon dans l’intime et dans l’intimité est facilité par l’appareil photo qui agit comme un diplomate entre les deux êtres. Une passerelle en somme. L’erreur est de croire que le modèle est toujours mal à
l’aise et le photographe sûr de lui. La réalité est tout autre, un certain jeu de pouvoir s’impose. Le photographe émet sa pensée et le modèle dicte sa volonté. C’est ce subtil mélange qui crée la qualité de l’instant. Il suffit que ce pouvoir soit accaparé par l’un des deux protagonistes pour que le cliché perde de son intensité. La photographie de nu reste un partage et non une intrusion dans un univers étranger. Cette notion reste primordiale. Le modèle invite par son attitude à pénétrer son monde et ce monde là, ce monde de l’intime, s’observe et s’investit avec une réelle délicatesse.

Un double regard.

Bien qu’étant un état naturel, la nudité suscite et provoque des émotions diverses. On regarde une photo avec ses yeux, mais sur un cliché de nu féminin en particulier, d’autres critères rentrent en considération. Dans la partie centrale du livre, une question a été posée sur une photo précise à une femme et un homme : quelles émotions cette photo provoque-t-elle en vous ?
Ce double regard féminin/masculin est il semblable ? S’oppose-t-il vraiment ou arrive-t-il à se rejoindre ?

adecouvert